Calques et tablettes

Mosaïque de Belleville
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Beau blocage

 

Quand notre créativité nous fait momentanément défaut et que nous débutons dans un type de technique, par exemple ici avec la tablette graphique, rien de mieux que de s’exercer avec quelque chose de simple. Dessiner par-dessus une photo peut être un premier pas. On apprend et, rien qu’en recopiant, nous nous remettons en route. Le résultat n’est en général pas parfait, notamment ici. Le visage et particulièrement le menton sont un peu ratés. Le choix du contour blanc à la craie est discutable.

 

Quand on veut se sentir capable de dessiner ou d’écrire et d’avancer dans cette voie, il est important de pouvoir montrer ses créations quelles qu’elles soient. Le partage est une partie du processus artistique, indépendamment de notre niveau.

 

Un dernier élément à prendre en compte : il faut choisir un sujet qui nous plaît. Voici en quelques paragraphes pourquoi j’ai été intriguée par ce décor.

 

Belleville, belle vie

 

Dans le renfoncement d’un complexe d’immeubles du 20e arrondissement de Paris, on trouve cette mosaïque multicolore qui pour moi symbolise si bien ce que ce quartier a de mieux à offrir. La diversité, la joie, l’enfance, l’amour de l’art. Pas l’art des ateliers hors de prix qui fleurissent dans les environs de cette fresque depuis quelques années, mais celui fait par les habitants, et pas seulement à cet endroit. Le vivre-ensemble n’est pas un mot fourre-tout brandi par les partis politiques, il se manifeste dans les lieux où les gens sortent et se fréquentent sans peur ni dégoût.

 

Pour que tout ce monde se côtoie avec enthousiasme, il ne suffit pas d’avoir des voisin.es sympathiques. Il faut aussi des initiatives, qu’elles soient prises par le tissu associatif _ très présent dans cet arrondissement historiquement de gauche _ ou par une poignée de citoyen.nes désireu.ses de toujours plus de partage, toujours plus de projets, toujours plus de culture.

 

Sur les murs, on débat, et pas toujours poliment. Les affiches s’arrachent et se recollent avec frénésie. Des traits d’esprits, des témoignages, des bouts de poèmes, des insultes persistent ou gisent encore un peu avant d’être lavés par l’usure. La cohabitation n’est jamais parfaite.

 

Et puis il y a cet autocollant, « Riches hors de nos quartiers ». Trop tard, semble-t-il. Des balcons faisant la taille d’un studio surgissent, des « bars à manger » et des « cidreries » s’exhibent avec leurs prix exorbitants, faisant fi de leurs origines populaires. Ces nouvelles boutiques survivent elles aussi, ayant trouvé un local moins cher ici.

 

Parviendra-t-on à enrayer la marche de la gentrification ? Rien n’est moins sûr. « Belleville, belle vie », dit pourtant notre œuvre d’art. Si le centre de Paris s’est vidé de toute vitalité au fur et à mesure de la pandémie, le Nord n’en reste pas moins vivant. Ici, les gens s’agglutinent en-dehors des cafés, boivent du vin chaud parfois après le couvre-feu, et le marché résonne encore des voix de ses polyglottes passionné.es négociant les prix.

 

Belle coïncidence

 

J’ai mis cette image comme fond de profil sur Mastodon, alternative à Twitter, et j’étais ravie de me rendre compte que l’éléphant bleu présent sur la photo est aussi le symbole de ce réseau social.

 

Si vous ne savez pas ce qu’est Mastodon, j’ai prévu de dédier un article à ce sujet. En attendant, vous pouvez me suivre ici :

 

 

A bientôt pour un prochain article qui n’aura rien à voir.

 

Publié par suziegroove

Blogueuse-à-brac, j'écris sur les livres et les films qui me plaisent, mais aussi sur l'état du monde de manière plus ou moins parodique et sur la santé mentale de manière plus ou moins politique. Je poste également mes dessins et mes montages, tout en m'interrogeant sur notre utilisation d'Internet.

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