Framalliée

Intérieur d'un immeuble futuriste
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Nous sommes nombreu.ses à souhaiter un Internet meilleur, sans surveillance, sans pub, sans haine, accessible, un Internet qui ne creuserait ni les inégalités, ni les divergences d’opinion. Un Internet qui ne serait pas l’apanage de quelques compagnies privées mais sur lequel nous pourrions tou.tes avoir la main.

 

Non seulement cette vision semble plus atteignable que de changer le monde, mais en plus cela pourrait bien y participer. Or, si la plupart des gens approuvent ces valeurs, peu d’entre nous franchissent le pas en s’inscrivant sur un réseau social alternatif ou en s’extrayant courageusement des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). Sommes-nous fainéant.es ? Inconscient.es ? Fatalistes ? Si j’ai tendance à attribuer la troisième attitude à un grand nombre de personnes, je ne pense pas que les deux premières correspondent.

 

Correspondent mais à qui ? Aux « gens » au sens très large, celle.ux qui ne seraient pas conscientisé.es, celle.ux qui ne feraient pas l’effort de se renseigner un tant soit peu sur le fonctionnement d’Internet, ou de s’initier au code. Celle.ux qui ne seraient pas geeks, pas développeur.ses, pas militant.es jusqu’au portable. Celle.ux qui donneraient bêtement leurs données à Google.

 

Or, « les gens » n’ont pas forcément le temps ni l’énergie, à leurs heures perdues, de traîner sur des forums techniques. Les gens peuvent avoir de la famille à l’étranger, et penser que Whatsapp est la meilleure manière de garder contact. Les gens peuvent être l’étrange.re en question, et avoir suffisamment de difficultés à accéder à Internet dans leur pays d’accueil pour penser, en plus, à une alternative. Les gens peuvent avoir envie, après une semaine de travail, de lire autre chose que des articles sur le capitalisme de surveillance.

 

Et moi, fais-je partie des gens ? A peu près. D’un côté, j’ai Whatsapp, un compte Google et je commande honteusement sur Amazon. De l’autre, j’ai eu la chance d’être informée plutôt jeune sur les problèmes que ces compagnies génèrent. Je lis des ouvrages qui s’interrogent sur ce type de sujet à mes heures perdues. Des heures perdues, j’en ai beaucoup car j’ai le luxe d’être au chômage. Et surtout, j’ai suivi une formation de trois mois en développement web. Ce n’est pas suffisant pour être à l’aise en créant un site, mais c’est assez pour s’intéresser à ce domaine, comprendre un peu mieux comment certaines choses fonctionnent et lire un bout de code sans s’enfuir. Parfois, il m’arrive même de me dire : « oh, intéressant ».

 

Pour résumer, même si je ne suis pas une experte, la technique ne me fait pas peur. J’aime tester de nouvelles choses et si je dois traîner sur des forums pour trouver le bout de code parfait, je le ferai. Quelques mois après ma formation, j’ai délaissé le développement. Par contre, j’ai poursuivi la veille : j’ai continué à m’informer, surtout en lisant des articles.

 

Si le confinement nous a tou.tes fait réfléchir sur l’omniprésence de la technologie et que beaucoup de personnes se sont par exemple inscrit.es sur Signal, une application de messagerie sécurisée, les salarié.es ont dû subir des mois de Zoom et les élèves, des mois de Google Classrooms ou autres « solutions ». Nous ne sommes pas moins conscient.es qu’avant, mais nous devons aller vite dans un monde de plus en plus compliqué.

 

Pas tout à fait geek, ni tout à fait grand-mère, je me propose comme cobaye pour que vous voyiez grâce à mes expériences ce qui fonctionne, ou non, dans l’Internet alternatif. On pourrait dire que je suis une « framalliée », c’est-à-dire une alliée de Framasoft, l’association de référence quand il s’agit de promouvoir le logiciel libre. Mon néologisme ne vend pas du rêve, mais au moins il est… nouveau.

 

Le sujet étant vaste, je vais prendre comme fil rouge la fabrication d’un blog inclusif, accessible et sécurisé. Cela peut paraître ciblé, mais je vais pouvoir aborder les réseaux sociaux, le référencement et d’autres thèmes par lesquels chacun.e est concerné.e. Je ne vous garantis pas que si vous faites comme moi votre blog aura du succès. Par contre, nous pourrons découvrir au fur et à mesure si oui, nous avons vraiment avantage à utiliser des techniques qui ne sont pas forcément les plus mises en avant.

 

A bientôt pour un premier tuto, et n’hésitez pas à enrichir mes futurs articles de commentaires. Un peu de débat ne fera pas de mal.

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